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Abattages réalisés dans le thier de Sarolay
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Abattages réalisés dans le thier de Sarolay

Coupes de sécurisation exécutées à l'initiative de la Ville et gérées par le Département de la Nature et des Forêts (DNF) .

Les abattages réalisés dans le thier de Sarolay depuis l'hiver dernier sont des coupes de sécurisation exécutées à l'initiative de la Ville et gérées par le Département de la Nature et des Forêts (DNF) .

En effet, le versant droit (en montant) du thier de Sarolay est propriété communale et dès lors, en vertu du code forestier, c'est le DNF qui assure sa gestion forestière.  Acquis par la Ville il y a quelques années dans le cadre d'un achat plus vaste de terrains dans la vallée de la Julienne, ce boisement sur forte pente, non géré auparavant, posait d'importants problèmes de sécurité, tant par rapport à la voirie publique, qu'aux propriétés privées en sommet de versant ( parc du Tilleul). Arbres morts, malades, mal ancrés, surnuméraires... étaient nombreux.

L'apparition de la chalarose du frêne n'a rien arrangé. Provoquée par un champignon originaire d'Asie, la chalarose est apparue en Wallonie en 2010.  Depuis elle dévaste les populations de frênes indigènes qui en meurent rapidement. Le boisement du thier de Sarolay comporte de gros sujets qui tombent malades et meurent les uns après les autres.

Ils constituent autant d'éléments dangereux. A plusieurs reprises la Ville a dû faire abattre des arbres  devenus trop menaçants mais le coût de ces interventions ponctuelles était élevé en raison de la difficulté de travailler sur pareille pente, en contre-haut d'une voie publique. Et ces interventions ponctuelles ne réglaient pas le problème de la dégradation générale du bois.

C'est pourquoi, à la demande de la Ville , le DNF a marqué tous les arbres dont l'abattage était nécessaire pour sécuriser le boisement et le régénérer.Une vente de bois a été organisée à l'issue de laquelle un exploitant forestier a été chargé des abattages. C'est lui qui est au travail depuis fin 2019.

Le  chantier a été arrêté plusieurs mois par la météo exécrable (sol détrempé; impossibilité de débarder). Il a repris dernièrement et se termine dans les prochains jours. Depuis cette reprise chaque arbre à abattre est préalablement inspecté par le DNF pour s'assurer qu'il n'abrite pas de nid.

La Ville est consciente de ce que ces coupes peuvent interpeller et qu'elles modifient pour un temps l'allure du versant mais elles sont indispensables pour garantir la sécurité qui est la priorité absolue. Ce boisement est inséré dans un continuum forestier s'étendant des coteaux mosans de Cheratte et d'Argenteau jusqu'aux bois de la vallée de la Julienne. Il n'y a pas d'impact négatif significatif à craindre pour la biodiversité ni pour le réseau écologique.

Le sous-bois, bien diversifié, connaîtra une régénération naturelle par rejet de souches et semis naturels déjà abondants. L'apparition d'une lisière arbustive en haut de versant et de plages de lumière sur la pente, favorisera la diversification de la faune.

Charles Havard DG

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